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Les Spectacles de la Foire.
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rieure : il fait l'annonce d'un Ferin organifé qui exécutera les pièces de rnufique qu'on lui offrira. L'oifeau fera ifolé et ne contiendra rien de ce qui pourroit le faire affimiler à une fermette.
« Au furplus, M. Pinetti refte conftamment en préfence des fpec-tateurs pendant toutes ces opérations, et il eft difficile de deviner quelle eft la communication établie entre lui et les différens objets qu'il offre à la curiofité de la compagnie, »
En 1785, Pinetti était encore à Paris.
(Journal dc Paris, 20 dc-cru'urc 1783, i3 mars 17S5. — Memoires secrets, XXIV, 103. XXV, 9.)
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P
IRARD, associé pour moitié dans le privilège de l'Opéra-Comique exploité en 1724 par Maurice Honoré.
L'an 1724, le deuxième jour de juin, eft venu par-devant nous Jofeph Langlois, etc., le fleur Jean Levié, bourgeois de Paris, y demeurant rue de Grenelle, paroiffe St-Euftache : Lequel nous a rendu plainte contre le lieur Pirard, auflî bourgeois de Paris, et fa femme, et dit qu'ayant, lui plaignant, fait préfenter, il y a environ un an, un mémoire à feu monïeigneur le duc d'Orléans, lors régent, pour avoir le privilège de faire jouer à Paris un Opéra comique dans les foires St-Laurent et St-Germain dont ledit Pirard devoit être de fociété avec lui, ledit mémoire auroit été rejeté lors; mais depuis la mort de mondit feigneur le régent, ledit Pirard ayant, fur les mémoires du plaignant, fait de nouvelles follicitations tant auprès de Son Alteffe féréniflime Monfieur le Duc, qu'autres perfonnes de faveur et de crédit, pour avoir ledit privilège, il l'auroit enfin obtenu, et l'ayant fait favoir au plaignant, même à icelui mandé par un billet écrit de fa main de le venir trouver chez lui pour une affaire qu'il avoit à lui communiquer qui étoit celle dudit Opéra, ne pouvant pas ledit Pirard fortir lors de chez lui à caufe d'une incommodité qu'il avoit. Le plaignant fe feroit, fur ledit billet, rendu chez lui, où là, ayant témoigné audit plaignant qu'il étoit jufte de l'affocier avec lui dans ledit Opéra, mais qu'il ne le pouvoit faire que pour un tiers parce qu'il y avoit déjà affocié un autre particulier nommé le fleur Honoré, le plaignant auroit acquiefeé à fa propofition. Et depuis ledit Pirard lui ayant dit que ledit Honoré, à qui il en avoit parlé, ne vouloit rien céder de" là moitié qu'il avoit dans la fociété par lui contractée avec ledit Pirard, icelui Pirard auroit pro-pofé audit plaignant de lui donner une moitié dans fa moitié et qu'il Ieur falloit qu'il leur fit prêter une fomme de 4,000 livres comptant dont ils avoient befoin pour l'entreprife dudit Opéra ; laquelle propofition ayant été acceptée par ledit plaignant, icelui plaignant s'eft donné des mouvemens
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